L’endométriose est une pathologie fréquente de l’adolescente et de l’adulte. Pourtant elle reste une pathologique parfois mal repérée pouvant conduire à une errance diagnostique de plusieurs années. 
Depuis dix ans une médiatisation importante de l’endométriose, accompagnée par le développement d’associations pertinentes a permis une meilleure prise en compte de la souffrance générée par cette pathologie.

Cette prise de conscience ne doit pas faire perdre de vu qu’il s’agit d’une pathologie de diagnostic difficile nécessitant l’intervention de radiologues experts en endométriose comme cela est inscrit dans les recommandations conjointes de l’HAS et du collège national des gynécologues de France datant de 2017.

Endométriose : vos questions

Les principaux symptômes évocateurs d’endométriose sont des douleurs pelviennes chroniques telles que :

  • Des douleurs intenses récurrentes pendant les règles (appelée dysménorrhées).
  • Des douleurs profondes et souvent positionnelles durant les rapports sexuels (appelée dyspareunies).
  • Parfois des douleurs à la défécation durant les règles.
  • Parfois des signes fonctionnels urinaires cycliques durant les règles
  • Une infertilité associée

Si vous présentez un ou plusieurs de ces symptômes, il convient de consulter votre médecin qui pratiquera un examen clinique gynécologique orienté ; si il le juge nécessaire il prescrira des examens complémentaires adaptés :

  • Une échographie endovaginale réalisée par un échographiste référent c’est à dire ayant l’expérience de cette pathologie.
  • Et/ou une IRM pelvienne interprétée également par un radiologue référent.

Il s’agit d’une maladie bénigne. Il n’y a pas de lien entre endométriose et cancer. Cependant en fonction de l’intensité des symptômes il peut s’agir d’une maladie handicapante, altérant votre qualité de vie. Ces symptômes ne sont pas proportionnels à l’étendue de la pathologie en imagerie.

Non. L’endométriose n’est pas synonyme de stérilité. Certaines patientes atteintes d’endométriose pourront avoir des difficultés à concevoir ; c’est pourquoi cette pathologie doit s’inscrire dans une prise en charge globale incluant une aide à la procréation si nécessaire. Des solutions efficaces existent.

L’échographie endovaginale a d’excellentes performances diagnostiques dans la pathologie endométriosique à condition qu’elle soit réalisée par un radiologue expert ; L’IRM nécessite également des compétences spécifiques dans le domaine de l’endométriose, mais les études ont montré que la courbe d’apprentissage est plus rapide et elle est un peu moins dépendante du degré d’expertise du radiologue. Cependant chez certaines patientes les deux examens seront nécessaires et complémentaires :

  • En cas d’atteinte très subtile : il peut y avoir une discordance entre ces deux examens, et seule l’échographie ou l’IRM détecteront une anomalie discrète.
  • En cas d’atteinte extensive : l’IRM viendra systématiquement compléter le bilan, car elle explore plus largement la cavité pelvienne.Enfin dans le cas particulier des atteintes de la paroi digestive l’échographie endovaginale peut avoir des performances diagnostiques supérieures à l’IRM.

Non.
 Une endométriose superficielle isolée peut être méconnue par ces examens.
 Les performances diagnostiques de l’échographie et de l’IRM réalisées sont excellentes pour détecter l’endométriose profonde et ovarienne même subtile.

 Il existe 3 formes d’endométriose qui sont souvent intriquées :

  • L’endométriose superficielle : correspondant à des petites taches de sang secondaires à la présence de cellules endométriosiques sur l’enveloppe translucide recouvrant les organes, le péritoine.
  • L’endométriose profonde : correspondant à du tissu cicatriciel, des glandes de tissu endométrial et des taches de sang en profondeur sous le péritoine siégeant par ordre de fréquence sur les ligaments utéro-sacrés qui suspendent l’utérus au sacrum, le fond du vagin, la paroi du haut rectum – sigmoïde voire la vessie.
  • L’endométriose annexielle : correspondant à la présence de kystes hémorragiques dans les ovaires ou une dilatation hémorragique des trompes.

Le radiologue intervient à trois niveaux dans le parcours de soins de l’endométriose incluant : le diagnostic positif, le bilan lésionnel exhaustif avant une éventuelle prise en charge chirurgicale et le suivi post-thérapeutique.

Non. La période du cycle et en particulier la période des règles n’améliore pas la détection des lésions d’endométriose.

Oui. Une préparation digestive préalable par lavement rectal (Microlax) réalisée au domicile 3heures environ avant l’examen permet d’améliorer la qualité des images et les performances diagnostiques. Cette préparation est simple et indolore. L’examen sera idéalement réalisé vessie peu remplie. L’opacification vaginale ou rectale durant l’examen est INUTILE et ne sera pas pratiquée dans notre centre.

Une injection de produit de contraste gadoliné est inutile pour le diagnostic d’endométriose. Cependant une injection sous cutanée ou intraveineuse d’antipéristaltiques intestinaux (Glucagen) est recommandée en début d’examen; elle permet de diminuer le mouvement des anses digestifs et d’améliorer la qualité des images.

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